Publié par : La blonde du sport | décembre 15, 2009

Tannées des mères indignes?

C’est la grosse mode du moment : les mères dépassées, exaspérées, tannées de torcher, vaguement alcooliques, profondément névrosées, qui rêvent de jeter Bébé aux ordures, et dont le discours occupe une partie importante de la sphère médiatique.  Beaucoup de morve, de bave, de couches, de merde et de gin tonic à 14heures…

Nous avons nous-mêmes alimenté cette vague. En 2003, lorsque nous avons écrit Deux filles le mercredi soir, nous étalions nos interrogations, nos angoisses face à notre rôle de mère. Mais jamais de façon aussi, comment dire… excessive? Ce qui était drôle au départ est devenu un discours dominant de la part de femmes scolarisées qui, disons le franchement, sont pas mal mieux outillées pour faire face à Bébé (s) que les ados de 16 ans d’Hochelaga-Maisonneuve.

Un back-lash de la vision disneyienne de la famille occidentale, où la mère, personnage débonnaire, compréhensive, souriante et toujours en contrôle de son mari bougon et de ses diablotins de chérubins… Voici d’où vient la tendance mère indigne… Le balancier est allé trop loin. Même la bible hollywoodienne Entertainment Weekly trouve que ça va trop loin.

À propos  de Motherhood, avec Uma Thurman, dans le rôle de Eliza, une mère de deux enfants, névrosée et dépassée, le célébrissime magazine écrit: «The movie seems only half aware of Eliza’s real problem : that she thinks she’s superior to the choices she’s made.»

Martine -Ce qui me décourage un peu, c’est que les femmes sont  déjà minoritaires parmi les bloggeurs influents, c’est-à-dire ceux dont les propos sont repris et commentés :  9 sur 50 chez NeX et 7 sur 50 dans celle-ci et toujours en queue de liste. Idem pour la liste de Forbes sur les stars de  Twitter. Quand elles prennent la parole, c’est trop souvent pour se plaindre de leur vie misérable de mère.

Diane -C’est comme si après avoir voulu donner une image de perfection –ce qui était aberrant- on verse dans l’excès contraire en s’avouant perpétuellement dépassées, parce que trois fillettes crient sur la banquette arrière d’un char… C’est pas ce que j’appelle le progrès… C’est vrai qu’élever un enfant, c’est compliqué. Mais je ne suis ni dépassée, ni parfaite.

Et vous, que pensez-vous de ce discours outrancier sur la maternité? Trouvez-vous ça encore drôle?

Sujets pas rapport de la semaine

Est-ce la fin des taches de rousseur?

En regardant des films d’archives récemment (sur le Canadien, what else?) nous avons constaté  combien d’enfants avaient le visage couvert de taches de rousseur. Plus maintenant. La raison? Les parents des enfants d’aujourd’hui (dont nous) ne les laissons pas aller au dépanneur en avril sans une crème avec facteur 60, de sorte que leurs adorables taches n’auront jamais la chance d’apparaître sur leur charmant visage…

Diane- Oups… Mon E. en a sur le nez… J’ai dû mettre de la 35 au lieu de la 60…

Martine -Diane,  il a six taches de rousseur… Dans l’antiquité, c’est-à-dire quand on était petit et que nos parents nous mettaient de l’huile pour bébé Johnson à Old Orchard, E. en aurait déjà des milliers agglutinés pas seulement sur non nez, mais partout, même sur les orteils.

Diane- Papa me mettait de la Coppertone #4

Les taches de rousseur sont-elles en voie d’extinction? Si oui, est-ce une perte pour l’humanité?

Sujet pas rapport #2

J’ai regardé Aveux du début à la fin en me disant que les auteurs fomentaient une fin fumante qui nous en jetterait plein la vue et nous achèverait… Et bien non, le punch était à la moitié de la série, y’avait plus rien après… Incroyable erreur de scénarisation ou bedon, je regarde trop de  séries américaines? Qu’en pensez-vous?

Sujet pas rapport #3

Ma mère m’a téléphoné ce soir pour me demander de regarder l’émission de Martin Picard sur les délices de la mer, dont le segment consacré aux recettes de requin. Pensez-vous qu’elle me passe un message? Qu’elle veut du requin aux canneberges au lieu de la dinde pour Noël?

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Responses

  1. D’accord avec Martine au sujet de la fin décevante d’Aveux. Un build-up de 12 semaines pour ça ?

  2. Je suis une mère parfois indigne mais je ne m’en vante surtout pas. Mais bon, toute la littérature qui tourne autour des couches et des vomissures soulage les mères dans la vingtaine et la trentaine qui sont en plein dedans.
    On est simplement passé à autre chose parce que nos marmots vomissent moins… en attendant la première brosse de notre rejeton.
    Di, c’était quoi déjà l’argument massue pour que G. fasse des efforts là où il faut ?

  3. L’argument est que lorsque l’on est doué dans quelque chose on transfère les efforts que l’on accorderait à cette discipline à une autre où l’on est moins doué. Ainsi, la somme totale des efforts que l’on consacre à l’école reste la même. Rien ne se perd rien ne se crée!
    Pour ce qui est de la première brosse, je t’en parlerai pour F. comme ça tu seras préparée pour G.


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