Publié par : La blonde du sport | septembre 27, 2010

Coup de foudre culturel à Madrid

De passage au musée Reina Sofia de Madrid cette semaine, j’ai eu le coup de foudre pour une oeuvre d’art signée par un Allemand qui fait dans l’art ultra-post-contemporain: Hans-Peter Feldmann. Voici comment cet homme clairvoyant et sensible perçoit la torture que subissent les femmes quand elles portent des chaussures à talons -trop- hauts (que Diane estime toujours, contre tout bon sens, un signe de pouvoir féminin post-féministe…).

Des petits clous ont ainsi été collés sur la semelle.

Diane- Pur fantasme masculin.  Tu as tout compris à l’envers, Hans-Peter n’a pas réalisé cette oeuvre par compassion pour les femmes qui souffrent pour cause de talons trop hauts, il l’a créée comme une ode à la beauté, en tout cas de ce qu’il considère comme la beauté dans la souffrance féminine. Il aime penser que les femmes souffrent en portant des talons hauts et il leur rend grâce.

Martine- Mais elles souffrent! Quand à la grâce… c’est un peu n’importe quoi comme analyse… Cela dit, il est vrai que Hans-Peter est légèrement flyé. Voici quelques clichés de son exposition qui célèbre «l’expressionnisme abstrait».

Diane- Cet artiste est vraiment pertinent… J’aime particulièrement la tranche de pain où il ne reste que la croûte. J’imagine que tu vas me dire que cette tranche de pain sans mie c’est aussi une main tendue vers les femmes et les tortures qu’elles s’infligent – comme le soulier remplis de petits clous -. Que cette tranche de pain vide symbolise tous ces régimes, toutes ces privations alimentaires que les femmes s’infligent au nom de la beauté… Finalement, ce Hans est un grand féministe. À côté de lui, Simonne de Beauvoir fait figure de débutante. Je regrette vraiment de ne pas avoir été à tes côtés à ce musée pour l’admirer…

Martine- C’est en effet un genre de génie…

Diane-Tu sais ce qu’on dit du génie… il frôle souvent la folie….

Martine- Mais la chose la plus bizarre  que j’ai vue à Madrid n’est pas cette expo de Hans-Peter…  C’est une toile exposée au musée du Prado, signée par un Espagnol, José de Ribera, qui a vécu au milieu des année 1500 en Italie.  Il a peint une femme, Magdalena Ventura, qui s’était transformée peu à peu, vers la fin de la trentaine, en homme. La mujer barbuda, comme on l’appelle, a en effet une barbe digne d’une Talibane, une pilosité de gorille, des traits à la  Saint-Joseph et… elle allaite un bébé! Trop weird

Diane- Weird all right!  Par ailleurs, Martine, comment se sont comportées L&M durant ton absence?

Martine- Elles ont vomi, comme d’habitude, mais pas dans ma valise cette fois.

F.- Quand est-ce que tu les échanges?

Martine- Tu es aussi monstrueux que ta mère…

Diane- Merci!

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